La station d’épuration : nettoyer l’eau, protéger l’Orne
À Moyeuvre-Grande, une station unique épure chaque jour les eaux usées du territoire avant de les restituer propres à l’Orne. Véritable maillon de santé publique et de protection de la rivière, elle combine procédés mécaniques et biologiques pour éliminer déchets et pollution, tout en valorisant les boues en compost. Confrontée aux apports massifs liés aux pluies, son efficacité reste garantie grâce à des contrôles réguliers et une gestion rigoureuse. Mais sa performance dépend aussi de gestes simples de chacun : bien trier ses rejets et limiter l’arrivée des eaux pluviales au réseau.
Une station pour tout le territoire
Le Syndicat Orne Aval exploite une seule station d’épuration, à Moyeuvre-Grande. Mise en service en 2005, elle traite les eaux usées de l’ensemble du réseau et rejette l’eau épurée dans l’Orne, conformément aux règles nationales.
Sa capacité de référence est de 34 000 équivalents-habitants (temps sec) et 51 000 (temps de pluie).
Comment ça marche, en bref
L’eau arrive avec tout ce qu’elle a emporté sur son passage. On commence par retirer les déchets (lingettes, plastiques, sables, graisses).
Vient ensuite le cœur du traitement : des milliards de micro-organismes « mangent » la pollution.
Enfin, l’eau clarifiée est décantée et renvoyée au milieu naturel.
Sur le site, trois « filières » travaillent de concert : le dégrillage, le traitement biologique et la clarification.
Quand il pleut fort, tout va plus vite
Notre réseau est à grande majorité unitaire : une partie des eaux de pluie rejoint la même canalisation que les eaux usées. Quand un orage éclate, la station reçoit donc davantage d’eau à traiter en peu de temps.
En 2024, la station a reçu 2 620 380 m³ d’eau, dans un contexte de pluies plus intenses.
Des résultats suivis et conformes
Plusieurs contrôles indépendants sont réalisés chaque année pour vérifier les mesures (débits, analyses) et la qualité des rejets.
En 2024, les bilans ont confirmé la bonne épuration de la station.
Exemple parlant : 100 % de conformité des équipements et des performances vis-à-vis des prescriptions applicables en 2024.
Que deviennent les boues ?
Les boues récupérées en fin de traitement ne sont pas perdues : elles sont transformées sur une plateforme spécialisée (CETV, Seicheprey) pour produire un compost normé.
En 2024, 359,5 tonnes de matière sèche ont ainsi été valorisées.
Ce que chacun peut faire (et qui change tout)
- Lingettes, cotons, litière, essuie-tout : à la poubelle, jamais dans les WC. Ces objets bouchent les canalisations et perturbent la station.
- Huiles de friture, solvants, peintures, carburants : déchetterie. Ces produits abîment les ouvrages et mettent en danger le personnel.
- Eaux de pluie : si vos gouttières sont encore branchées à l’assainissement, pensez à les déconnecter vers un système adapté (puits d’infiltration, jardin de pluie, récupérateur d’eau, …). Cela soulage le réseau et la station lors des orages.
Un doute sur votre branchement ? Nous pouvons contrôler, sur devis, et vous conseiller avant travaux.
Repères utiles
- Habitants desservis par le service d’assainissement : ~ 29 200.
- Une station unique à Moyeuvre-Grande, mise en service en 2005.
- Volume d’eau traité en 2024 : 2 620 380 m³ (soit l’équivalent de 3 piscines olympiques en moyenne par jour).
En résumé
La station d’épuration fait un travail discret, mais essentiel : elle protège la rivière et la santé publique. En limitant les mauvais rejets, en déconnectant les eaux de pluie et en nous signalant toute anomalie, chaque abonné contribue à la performance collective.